L’utilisation des titres-restaurant en supermarché a évolué. Initialement réservés aux repas prêts à consommer, ils permettent désormais de financer une partie de vos courses alimentaires. Pour l’année 2025, le gouvernement confirme le maintien de cette flexibilité, offrant un soutien direct au pouvoir d’achat des salariés. Toutefois, pour éviter tout refus en caisse, il est nécessaire de connaître précisément la liste des produits éligibles et les modalités d’application.
Ce qui change pour vos courses en 2025
La dérogation permettant d’acheter des produits non directement consommables, comme les pâtes, le riz ou la viande crue, est prolongée jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure pérennise l’accès à un large spectre de denrées alimentaires, évitant un retour aux restrictions strictes du « prêt-à-manger ».

Le plafond journalier de 25 €
Le montant maximal de dépense par jour, via votre carte ou vos tickets, reste fixé à 25 €. Ce plafond s’applique du lundi au samedi. Sauf disposition spécifique de votre employeur pour les salariés travaillant le dimanche ou les jours fériés, l’utilisation est bloquée ces jours-là. Ce plafond est global : un achat de 8 € le midi limite votre capacité de paiement à 17 € pour vos courses du soir.
Une mesure pour le pouvoir d’achat
Le maintien de cette liste élargie répond au contexte inflationniste. Le titre-restaurant ne finance plus seulement la pause déjeuner, mais devient un complément de salaire pour l’alimentation du foyer. En 2025, le plafond d’exonération de la part patronale se situe autour de 7,32 €, incitant les entreprises à maintenir ce niveau d’avantage social.
La liste détaillée des produits éligibles par rayon
Pour éviter les refus lors du passage en caisse, voici une segmentation des produits généralement acceptés dans les enseignes de la grande distribution comme Carrefour, Leclerc, Intermarché ou Auchan.
Les produits frais et le pôle « repas »
Ce segment constitue le cœur historique du dispositif. Tous les produits permettant une consommation immédiate ou rapide sont éligibles :
- Snacking : Sandwichs, salades composées, wraps, box de pâtes chaudes.
- Traiteur : Plats cuisinés frais ou sous vide, quiches, pizzas, sushis.
- Boulangerie : Pain, baguettes, viennoiseries.
- Produits laitiers : Yaourts, desserts lactés, fromages à la coupe ou en libre-service.
L’épicerie et les produits de base
Grâce à la prolongation de la loi, ces produits, bien que non immédiatement consommables, restent accessibles :
- Féculents : Pâtes, riz, semoule, quinoa, lentilles et autres légumineuses.
- Protéines : Viande fraîche, poisson frais, œufs.
- Épicerie salée : Conserves de légumes, huiles, farine, sauces tomates.
- Épicerie sucrée : Biscuits, céréales pour le petit-déjeuner, confitures.
Fruits, légumes et surgelés
Tout aliment nutritif entre dans le cadre du dispositif. Les fruits et légumes, qu’ils soient vendus au poids ou en sachets, sont systématiquement acceptés. Concernant les surgelés, la liste inclut les plats cuisinés, les légumes bruts et les glaces.
Les produits strictement exclus
Le titre-restaurant demeure un moyen de paiement à vocation alimentaire. Plusieurs catégories de produits déclenchent un refus systématique si votre panier n’est pas « mixte » (mélangeant des articles éligibles et non-éligibles).
| Catégorie | Produits exclus |
|---|---|
| Boissons | Alcools (vin, bière, spiritueux), même pour cuisiner. |
| Hygiène & Beauté | Shampoings, gels douche, dentifrice, maquillage. |
| Entretien | Lessive, liquide vaisselle, éponges, sacs poubelle. |
| Animalerie | Croquettes pour chiens/chats, litière. |
| Bazar & Textile | Vêtements, ampoules, piles, papeterie. |
Si vous présentez un article non éligible, comme une bouteille de vin, le système de caisse déduira automatiquement le prix des produits autorisés de votre solde. Vous devrez régler le reste par un autre moyen de paiement.
Optimiser son panier alimentaire
La complexité des règles peut rendre les courses difficiles. Pour optimiser votre budget, structurez votre panier autour de piliers de subsistance. Utilisez la dérogation 2025 pour constituer une réserve de produits secs comme les pâtes, le riz ou les conserves. Cette méthode transforme un avantage ponctuel en une véritable sécurité alimentaire, facilitant la préparation de repas économiques à domicile.
Conseils pratiques pour l’utilisation en caisse
Chaque enseigne dispose d’une liberté technique dans le paramétrage de ses terminaux. Voici comment limiter les frictions.
Vérifier l’éligibilité
De nombreux supermarchés indiquent un symbole, souvent un astérisque ou la mention « TR », à côté des articles éligibles sur le ticket de caisse. Avant de passer en caisse, vérifiez les étiquettes en rayon : certaines enseignes affichent désormais le logo des titres-restaurant directement sur les prix des produits autorisés.
Carte dématérialisée contre ticket papier
La carte dématérialisée (Edenred, Swile, UpDéjeuner, Bimpli) est plus restrictive techniquement. Elle refuse automatiquement les produits non codés comme « alimentaires éligibles ». Le ticket papier offre parfois une souplesse différente, bien que les enseignes soient de plus en plus vigilantes pour éviter les sanctions de la Commission Nationale des Titres-Restaurant (CNTR).
Gestion des refus injustifiés
Si un produit de base est refusé alors qu’il figure dans la liste dérogatoire, cela provient souvent d’un mauvais référencement dans la base de données du magasin. Signalez-le à l’accueil. Notez toutefois qu’un commerçant reste libre de refuser le paiement par titre-restaurant s’il n’adhère pas au dispositif ou s’il limite le nombre de titres papier par passage en caisse.
